Push Bush fait face et continue !

Chers tous,

beaucoup d'entre vous doivent se poser la question.

Où en est le projet Push Bush, avec les nouvelles restrictions imposées depuis hier pour faire face à la pandémie qui nous impacte tous ?


Parmi vous, certains se disent peut-être que c'est la fin du bal ?

Pressés au chronomètre, serons-nous mis à mal ?


Oui, le projet Push-Bush est évidemment impacté lui aussi par le virus. Les difficultés rencontrées sont nombreuses, et le Covid vient en ajouter quelques-unes.

Le départ était jusque là prévu pour début janvier, pour une arrivée à Brisbane début Février et une entrée au coeur du désert mi-mars.

Ce calendrier prévisionnel va très probablement être bousculé.

Il va falloir nous adapter aux possibles. Et les pessimistes diront qu'aujourd'hui, les impossibles prennent le dessus sur le possibles. Qu'insister serait chose vaine ; qu'il ne "sert à rien d'essayer" et "qu'il vaudrait mieux laisser tomber". Ce sont des mots que j'entends régulièrement, à mots couverts autour de moi.


Bien-sûr, nous vivons une période difficile.

Bien-sûr le départ risque d'être retardé.

Bien-sûr, obtenir un visa pour l'Australie, en ce moment, n'est pas chose facile.

Bien-sûr, nous sommes confinés.


L'effet du virus sur Push-Bush est indéniable. Mais soyez rassurés ; notre motivation n'en n'est pas le moins du monde altérée.

Oui, le virus est une difficulté supplémentaire indéniable. Mais, il n'est QU'UNE difficulté supplémentaire.

Soyez sûrs que Push Bush sera confronté dans l'avenir à bien d'autres obstacles.

Le désert saura, lui aussi me mettre à l'épreuve, de façon certainement, bien plus violente encore. J'en suis consciente et je suis prête. Si aujourd'hui, je baisse les bras, alors que l'aventure n'en n'est qu'à ses balbutiements, alors, est-ce réellement la peine de penser à partir ?

Je considère, pour ma part ,le virus comme une sorte de sonnette d'alarme, une mise à l'épreuve : "Attention, souviens-toi, la nature est plus forte que toi". "Ne présume pas de tes forces".

Ce virus que tout le monde semble vouloir "combattre" et "vaincre" a évidemment et forcément raison. Se mesurer à lui n'a aucun sens. De façon certaine, il gagnera. Ce n'est pas en adoptant une posture "guerrière " que nous vaincrons le virus. Ce n'est pas en combattant et en surmontant "à tout prix", que je "vaincrai le désert". Je n'ai d'ailleurs aucunement l' intention de "vaincre l'Australie", ni de "surmonter ses obstacles. Ce serait une posture vouée à l'échec. Tout le travail mental que je fais actuellement, et que le Covid me donne largement le temps d'expérimenter , c'est le lâcher-prise, l'acceptation de ce qui est, et la capacité de tirer le meilleur de l'expérience vécue. C'est là tout le sens de la "résilience" selon Boris Cyrulnik. C'est accepter, faire avec les blessures et, construire sur l'existant, plutôt que de "surmonter à tout prix".

Push Bush ne réussira sur le long terme, que si je sais me mettre au diapason de la nature. Si je sais écouter et entendre ses enseignements. Si je sais être attentive aux signes de la vie, et, me faufiler lorsqu'une petite porte s'ouvre.


Aujourd'hui, donc, la préparation continue normalement. Les jolies rencontres se succèdent. Des partenariats inspirants se nouent.

Je ne désespère pas encore de pouvoir partir en janvier. Pour ça, j'attends le retour de l'agent de migration qui est en charge de notre dossier de demande d'exemption de visa.

Et, si tel n'est pas le cas, je me tiendrai prête à partir au moment où, à nouveau, les étoiles s'aligneront.


Concrètement, aujourd'hui, Gulliver est à la maison et je fais régulièrement des sorties sur piste pour le tester. Pour me tester avec lui. Pour l'instant le courant passe très bien entre nous. Je pense que nous sommes appelés à faire de jolies choses ensemble !

Je viens de récupérér les jerrycans qui porteront les 40 litres d'eau nécessaires à la traversée du désert. Si la météo le permet, je sortirai dès aujourd'hui, vélo chargé.

Pour les visas, nous sommes en contact étroit avec un(e) agent(e) de migration à Lyon. Séduite par le projet, elle s'est mise à son service et nous aide à constituer un dossier pour que nous puissions obtenir une exemption de visa. Pour nous, pour le réalisateur et le cadreur du film à venir. Après, il faudra pouvoir sortir de France (à priori, uniquement en avion) et observer à Brisbane une période de quatorzaine obligatoire. Il est bien évident que nous nous y soumettrons volontiers. Pas question pour nous d'emmener un risque quelconque dans le pays. Nous l'aimons trop pour ça.

La recherche de financements est forcément impactée aussi par le virus. Les difficultés financières touchent largement une immense partie des entreprises françaises.

Mais, certains restent fidèles.

Nous avons lancé, il y a quelques jours, une opération "commerçants optimistes" destinés à tous ceux qui souhaitent cultiver l'optimisme et la capacité de faire face aux intempéries.

Push Bush est un projet difficile. Les obstacles sont nombreux, mais ils ne doivent pas être limitants. Ils ne sont qu'un opportunité supplémentaire de réfléchir différemment et de trouver des solutions alternatives. C'est dans cette optique que se place Push Bush, et le virus ne vient que " servir le projet". C'est finalement une bonne chose. Une occasion d'apprendre encore des difficultés.

En ces moments troubles, ce message nous concerne tous, quel que soit notre domaine d'activité. Et c'est dans la tempête que doivent s'exprimer les solidarités.

Un partenariat est monté aussi avec des classes du Lycée Montciel qui vont suivre l'aventure et s'en servir comme outil pédagogique. Gulliver est allé rencontrer les élèves il y a quelques semaines maintenant et une jolie aventure co-écrite s'annonce pour les mois à venir.

L'établissement Le Colibri et l'association affiliée : "Les amis du Colibri" est le partenaire principal de Push Bush. Ils récoltent les fonds provenant du financement participatif et du mécénat sur le site https://www.le-colibri.org/pushbush/ . En parallèle, nous avons ajouté sur notre site une bulle Push Bush qui permet aux personnes qui souhaitent participer au financement participatif, de le faire. Les fonds sont automatiquement récoltés par Les Amis du Colibri. Et ils en gardent une petite partie pour eux ; pour pérenniser les actions en faveur des résidents, les concerts et autres activités.

Nous réfléchissons en parallèle à des actions à réaliser pour et avec les résidents du Colibri, pour qu'ils puissent eux aussi, participer à l'aventure Push Bush.

Dans un prochain post, je ferai un point sur le matériel. Vous vous en doutez, les achats sont difficiles en ce moment, et il n'est pas question pour nous, de favoriser le commerce en ligne des trop grandes enseignes. Nous attendrons donc de pouvoir à nouveau nous déplacer "normalement" pour compléter l'achat de matériel, où le cas échéant, nous achèterons directement sur place à Brisbane.


Le virus nous met à l'épreuve ?

Pas sûre que l'Australie s'en émeuve :-)


A bientôt pour la suite !

Olivia





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