Bas les masques !

Mis à jour : juin 7

J’ai encore du mal à y croire, mais, c’est pourtant bien vrai ! La boucle est bouclée ! Il y a quelques jours encore, alors que je me sentais prise en tenailles, entre les griffes d’un désert trop grand, trop fort pour moi, je doutais réellement de ma capacité à mener Push Bush à son terme, malgré les bons et loyaux services d’un Gulliver plus que vaillant ! Pourtant, les kilomètres s’égrénaient. Pourtant, Swakopmund se rapprochait. Mais, le but me semblait de plus en plus lointain, de plus en plus inaccessible. Mais, on ne quitte pas le désert comme ça, sans un dernier tour de manège ! Ce serait bien mal le connaître. Le bougre ! Il a fait de son mieux pour que je ne puisse plus l’oublier ! Il m’a fait passer par un arc-en-ciel d’émotions ! J’ai essuyé des larmes de bonheur devant les éléphants du désert à Twyfelfontein. J’ai caché des larmes d’une tristesse infinie, derrière mes grosses lunettes noires, lorsqu’il a fallu quitter les enfants de De-Riet, avec lesquels, en quelques heures seulement, nous avions noué une si jolie relation. Et, dans les derniers jours de route, j’ai laissé exploser des larmes de colère et de frustration, alors que les conditions de la piste ne cessaient de se durcir, mettant Gulliver à rude épreuve ! Plus de doute possible, le désert ne supporte pas les faux-semblants ! La dureté de l’environnement pousse à l’authenticité, à la vérité la plus totale. En présence d’un lion, d’un guépard ou d’un éléphant, par exemple, on ne peut plus faire semblant, faire « comme si ». Il faut savoir accepter les émotions brutes, comme elles arrivent. Je crois que c’est là un des apprentissages essentiels de Push Bush : l’authenticité et la vérité ! Ici, les sourires sont francs et flamboyants, ou ne sont pas. Les yeux pétillent, les relations sont sans fard. Dans le désert, j’ai pu renouer avec mon être le plus profond et me débarrasser définitivement du masque du paraître, duquel on s’affuble encore trop souvent dans nos sociétés européennes. Je remercie profondément Push Bush et Gulliver, pour m’avoir donné accès à ma vérité la plus profonde. C’est un cadeau inestimable que je continuerai à chérir dans les mois et les années qui viennent ! Dans quelques jours, après un repos qui s'impose, je reprendrai la route avec Gulliver en direction de Windhoek. Ce sera notre dernier tour de piste. Notre façon à nous, de remercier la Namibie et de lui dire au revoir ! Je rentre avec une conviction, une certitude. La Namibie ne restera pas un one-shot. C'est sûr. Je reviendrai ! Bas les masques ! Merci Push Bush ! Olivia






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